
Il n’y a rien, derrière chez moi, que j’ai besoin de trouver ailleurs.
Il suffit de quelques pas, distraitement dirigés, pour découvrir la beauté cachée,
D’un quartier, d’une commune, d’une région, inconsciemment oubliée.
Les couleurs sont présentes tout comme les senteurs,
Fortes et fragiles, surprenantes pour le promeneur.
Le chant des oiseaux se mélange avec le lointain murmure de la cité,
L’odeur du métal rouillé se parfume de la sève en train de couler.
Pas de cris, pas de gens. Pas d’envies, par d’argent.
Tout n’est que liberté, à chaque mètre parcouru par mes pieds.
Et chaque fois que j’entreprends de visiter ces coins oubliés,
Tantôt à gauche, tantôt à droite,
Là, derrière chez moi, au détour d’un sentier,
Résonnent en mon coeur ces quelques mots alignés :
Il n’y a rien, derrière chez moi, que j’ai besoin de trouver ailleurs,
Car tout ce qu’il y a derrière chez moi contribue, amplement, à mon bonheur.